Le sénateur Jérôme Durain a voté contre l’adoption du projet de loi croissance et activité au Sénat. Les longs débats qui ont eu lieu au Palais du Luxembourg ont profondément changé les équilibres d’un texte tel qu’il avait été adopté à l’Assemblée nationale.

Ainsi, la droite, majoritaire au Sénat, a choisi de revenir sur l’obligation d’accords collectifs sur les contreparties pour l’ouverture dominicale dans les zones commerciales et touristiques. Le texte fait peu de cas du compte pénibilité, mesure emblématique de la réforme des retraites de 2014, en supprimant la fiche individuelle retraçant l’exposition de chaque salarié aux facteurs de pénibilité et en limitant à 3 ces facteurs.

La droite sénatoriale a aussi modifié le dispositif sur la transmission des entreprises, en prévoyant de limiter l’information des salariés aux seuls cas de cessation d’activité sans repreneur, une mesure demandée par le patronat.

Les exemples de régression sur ce texte sorti des débats sénatoriaux ne manquent pas. Jérôme Durain a donc naturellement choisi de voter contre son adoption. Si des réformes de simplification et allant vers plus de compétitivité sont bienvenues, elles nécessitent des contreparties en direction des salariés. La gauche doit respecter ces équilibres pour retrouver son électorat.

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