Les socialistes de Saône-et-Loire sont prochainement appelés à se prononcer sur le choix de leur tête de liste dans le cadre des élections régionales de décembre prochain. Cette élection revêt une importance particulière à l’heure où la Bourgogne et la Franche-Comté mettent en place, de manière volontaire et optimiste, leur fusion administrative.

 

Vice-Président de la région Bourgogne, j’avais décidé après mon élection au Sénat de démissionner de ces fonctions dans l’exécutif pour me conformer aux positions que j’ai toujours défendues en faveur du non-cumul. Plusieurs camarades m’ont cependant demandé de revenir sur cet engagement pour porter la liste socialiste dans notre département pour les élections régionales.

 

Sensible à cette preuve de confiance et désireux de faire le meilleur choix pour notre collectif et notre territoire, je dois confesser que j’ai pu hésiter face à cette situation. Mais dans une période où les citoyens de notre pays expriment avec force leur colère vis-à-vis des institutions, que ce soit par leur abstention ou leur vote, je n’aurais fait qu’alimenter la défiance vis-à-vis des politiques en reniant mes engagements sur le non-cumul des mandats.

 

Au-delà de mes convictions anciennes en faveur d’une rénovation des pratiques politiques, mon apprentissage accéléré de la vie parlementaire a également pesé dans la balance. Je ne suis pas un extrêmiste du non-cumul : il me semble possible de rester parlementaire et titulaire d’un simple mandat local, dans les conditions prévues par la loi qui s’appliquera en 2017. Mais mon mandat de sénateur m’a fait découvrir un parlement soumis à un calendrier dense dans un contexte particulièrement délicat (crise en Europe, terrorisme international notamment). Ce mandat nécessite des échanges réguliers et approfondis avec les élus locaux pour porter au mieux leurs revendications au palais du Luxembourg. ces exigences ne me semblent pas compatibles avec la lourde charge de mener la liste socialiste aux régionales.

 

Enfin, quelques jours après qu’un rapport a posé la question de l’âge des parlementaires et du renouvellement du profil des élus, il m’a semblé cohérent de permettre à de nouveaux visages d’émerger au sein du Parti Socialiste en Saône-et-Loire. Vous l’aurez compris : je ne suis donc pas candidat pour prendre la tête de liste du PS en décembre prochain. Je prendrai cependant toute ma part dans cette échéance électorale pour aider notre région à poursuivre les projets amorcés sous les présidences de M. Patriat et Mme Dufay, Mme Dufay dont j’espère qu’elle sera la première femme à diriger notre région sous ses nouveaux contours.

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