Depuis la Conférénce Nationale des Territoires tenue en juillet dernier au Sénat, les mauvaises nouvelles ne cessent de tomber pour les collectivités. Pour les communes d’une part, qui voient 300 millions d’euros d’opérations actés pour 2017 leur échapper, bloquant autant de projets d’investissements communaux. Pour les régions d’autre part, qui verront leurs crédits amputés de 450 millions d’euros dès 2018 au moment où celles-ci commencent juste à assumer leurs nouvelles compétences issues de la loi NOTRé et à prendre pleinement la mesure de celles-ci.

Il s’agit d’un très mauvais signal envoyé aux territoires, notamment ruraux et d’une très mauvaise nouvelle pour nos services publics et les citoyens.

Plus globalement, le Gouvernement Philippe projette d’imposer d’ici la fin du quinquennat une diminution de 13 milliards d’euros de baisses des dotations aux collectivités qui impactera fortement les politiques conduites localement en matière de vie quotidienne, d’investissements en faveur de l’emploi ou de la transition énergétique, de maintien des services publics et de réponse aux besoins des citoyens.

Ces décisions tranchent bien évidemment avec les engagements de campagne de 2017 et la volonté affichée du Président Macron d’instaurer un nouveau type d’échange à travers des rencontres régulières avec les élus locaux dans le cadre de la Conférence nationale des territoires et démontrent tout le mépris de l’Exécutif à l’encontre des territoires et des élus locaux.

Outre cette baisse des dépenses, les collectivités locales devront faire face à l’exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des contribuables en trois ans à partir de 2018. C’est une perte de 10 milliards d’euros pour les communes qui ne manquera pas d’impacter durablement l’investissement local et la revitalisation de celles-ci.

Enfin, comment, face à ces coupes budgétaires, ne pas mettre en lumière l’absence totale de juste répartition des richesses quand dans le même temps, le Gouvernement annonce la suppression de l’ISF qui représente un manque à gagner d’environ 9 milliards d’euros pour l’Etat.

En tant que Sénateur et élu régional, je continuerai à me faire le relais des territoires et des élus locaux et à m’opposer aux politiques de casse de nos territoires et de nos services publics locaux. Avec mon groupe parlementaire, nous continuerons de porter d’autres choix pour les territoires, leur vitalité et leur développement, afin de répondre aux besoins du plus grand nombre.

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